Les deux. « Taibat », « tayebat », « tayabat », « taybet » et « tayyibat » sont des transcriptions d’un même mot arabe, الطيّبات, et désignent toutes le système alimentaire décrit par le Dr Diaa Al-Awadi. Aucune n’est officielle, parce que l’arabe n’a pas de transcription officielle en alphabet latin.

Le nom complet est Nidam al-Tayyibat (نظام الطيّبات), c’est-à-dire « le système des bonnes choses ». Voici d’où vient le mot et laquelle des graphies écrire.

Ce que le mot veut dire

Thé à la menthe et dattes sur un plateau : deux aliments de la zone verte

Tayyibat est le pluriel de tayyib (طيّب), un adjectif qui veut dire à la fois bon, agréable, sain et licite. Il n’a pas d’équivalent français en un mot : « bon » perd la dimension de pureté, « sain » perd celle du goût.

Le mot vient du Coran, où al-tayyibat désigne les nourritures bonnes et licites. Selon le système, c’est de là que vient son nom, et c’est pourquoi il fonctionne en liste blanche : la question qu’il pose n’est pas « qu’est-ce qui est mauvais ? » mais « qu’est-ce qui fait partie des tayyibat ? ».

Nidam (نظام) veut dire système, ordre, régime au sens d’organisation. « Nidam al-Tayyibat » se traduit donc littéralement par « le système des bonnes choses ».

Pourquoi autant de graphies

L’arabe s’écrit sans voyelles courtes, et la lettre ya redoublée du mot (الطيِّبات) peut se rendre de plusieurs façons en alphabet latin. Chaque pays francophone ou anglophone a ses habitudes.

GraphieD’où elle vient
tayyibattranslittération la plus proche de l’arabe, avec le redoublement
tayebatsimplification courante, redoublement perdu
taibatsimplification plus forte encore
tayabattranscription à l’oreille
taybetprononciation dialectale, surtout au Levant

Aucune de ces formes n’est fautive : ce sont des approximations d’un son que l’alphabet latin ne note pas exactement. Le système n’impose aucune graphie et n’en revendique pas une. Les moteurs de recherche les traitent comme des variantes de la même requête, ce qui explique qu’on trouve le système sous plusieurs orthographes.

Laquelle écrire ?

Consulter une fiche aliment sur son téléphone, carnet et café noir à côté

Si vous cherchez une règle simple : tayyibat en contexte écrit soigné, parce que c’est la translittération la plus fidèle, et tayebat si vous voulez la forme la plus répandue en ligne.

Ce site utilise les deux, délibérément. L’adresse du domaine est nidamtayebat.com et le texte écrit « Nidam al-Tayyibat » : c’est la forme courante pour être trouvé, et la forme exacte pour être juste.

Ce qui compte davantage que la graphie, c’est de vérifier qu’on parle bien du même système : celui qui classe les aliments en cinq zones et fonctionne en liste blanche. Un simple mot-clé ne le garantit pas.

Les mots du système qu’il faut connaître

Au-delà du nom, quatre termes reviennent dans toutes les sources et valent d’être compris, parce qu’ils ne se traduisent pas d’un mot.

  • Khabith (خبيث) — l’opposé de tayyib : ce que le système écarte. Le mot est développé dans notre page sur ce qu’il veut dire.
  • Nidam (نظام) — système, ordre. Pas « régime » au sens d’une cure temporaire.
  • Les cinq piliers — les aliments que le système place à la base de chaque jour.
  • La règle des deux heures — l’intervalle minimal entre deux prises alimentaires.

Le système considère ces quatre notions comme indissociables de la liste : connaître les aliments admis sans connaître la règle de fréquence ne suffit pas à le suivre.

Ce que le nom ne dit pas

Bol de riz blanc cuit, féculent de base de la zone verte pour un repas qui tient

Un nom coranique ne rend pas un système alimentaire religieusement prescrit, et il faut le dire clairement.

Le mot tayyibat appartient au vocabulaire religieux, mais la liste d’aliments de ce système est l’œuvre d’un auteur contemporain. Elle n’est pas une règle religieuse, et personne ne devrait la présenter comme telle. Écarter l’ail (rouge), l’oignon (rouge) ou les légumineuses (rouge) ne relève d’aucune prescription : c’est le classement du système.

Selon le système lui-même, le nom désigne une intention — manger ce qui est bon — et non une liste révélée. La distinction compte, parce que confondre les deux donne à un classement nutritionnel une autorité qu’il n’a pas.

Comment reconnaître qu’il s’agit bien de ce système

Trois marqueurs suffisent à l’identifier, quelle que soit l’orthographe employée.

  1. Les cinq zones. Vert, jaune, orange, violet, rouge — une fréquence, pas une note. Si un texte parle de « permis / interdit » seulement, il simplifie.
  2. La liste blanche. Rien n’est admis tant qu’il n’est pas inscrit. C’est ce qui distingue ce système des régimes d’exclusion ordinaires.
  3. Les cinq piliers. Riz (vert), pomme de terre (vert), dattes (vert), beurre et sucre sont présentés comme la base quotidienne — un ensemble qui surprend assez pour servir de signature.

S’y ajoute la règle des deux heures entre deux prises alimentaires, qui revient dans toutes les présentations du système. Le système demande de la respecter au même titre que la liste elle-même : l’une sans l’autre sort du cadre.

Pourquoi le nom circule sous tant de formes en ligne

La dispersion des graphies n’est pas qu’un détail linguistique : elle explique pourquoi le système paraît tantôt très discuté, tantôt confidentiel selon la façon dont on le cherche.

Une recherche écrite « taibat » et une recherche écrite « tayyibat » ne renvoient pas aux mêmes pages, parce que les sites qui en parlent ont chacun choisi leur orthographe et s’y tiennent. Quelqu’un qui arrive par une graphie ne voit qu’une partie de ce qui existe.

S’y ajoute que le nom arabe, الطيّبات, est celui employé dans les sources d’origine, tandis que les transcriptions latines sont apparues ensuite, au fil des reprises. La forme arabe est la seule stable.

En pratique, pour vérifier une information sur ce système, mieux vaut chercher avec deux graphies au moins, et comparer ce qui est dit des zones plutôt que ce qui est dit du nom.

Et le nom de son auteur ?

Le même problème de transcription touche le nom du médecin : Diaa Al-Awadi, Diaa El-Awady, Diaa al-Awady, ضياء العوضي. Ce sont la même personne.

Ce site écrit « Dr Diaa Al-Awadi », et la page qui est le médecin dont on parle explique précisément de qui il s’agit, sans ajouter à sa biographie ce qui n’y est pas.

Questions fréquentes

« Régime Tayebat » et « Nidam al-Tayyibat », est-ce pareil ?

Oui. Nidam veut dire système ; « régime Tayebat » est la forme francisée de la même chose. Le site emploie les deux.

Le mot vient-il vraiment du Coran ?

Le terme al-tayyibat y figure et désigne les nourritures bonnes et licites. Le système emprunte ce mot ; cela ne fait pas de sa liste d’aliments une règle religieuse.

Pourquoi le site s’appelle-t-il nidamtayebat.com et pas tayyibat ?

Parce que « tayebat » est la graphie la plus cherchée en ligne. Le texte du site, lui, écrit « Tayyibat », qui est la translittération fidèle.

Taybet est-il une erreur ?

Non, c’est une transcription d’une prononciation dialectale. Elle désigne le même système.

Comment être sûr de lire une source sur le bon système ?

Vérifiez les trois marqueurs : cinq zones, liste blanche, cinq piliers. Une page qui ne les mentionne pas parle probablement d’autre chose, quelle que soit son orthographe.

Pour aller plus loin

Les zones citées viennent de la base d’aliments du site, constituée à partir des listes publiées du système décrit par le Dr Diaa Al-Awadi. Le sens du mot tayyib est celui que donnent les dictionnaires d’arabe classique ; nous ne lui prêtons pas d’autorité au-delà.

Avertissement

Cet article décrit un système alimentaire et l’origine de son nom ; il ne donne pas de conseil médical et ne remplace pas un avis médical. Le Nidam al-Tayyibat n’est pas une prescription religieuse et n’a pas fait l’objet d’une validation clinique. Si vous êtes enceinte, diabétique ou sous traitement, parlez-en à un professionnel de santé avant de modifier votre alimentation.