Cinq légumes seulement sont admis sans condition dans le Nidam al-Tayyibat : champignons (vert), courge (vert), gingembre (vert), taro (vert) et courgette (jaune). Huit autres sont admis sous condition, et la plupart des légumes verts du quotidien sont écartés.

C’est la famille la plus étroite de tout le système, et celle qui demande le plus de réapprentissage. Les zones ci-dessous viennent de la base d’aliments du site.

Les cinq légumes admis sans condition

Courgettes farcies au riz cuites au four dans un plat en verre

Quatre en vert, une en jaune. La courgette est admise avec mesure, pas tous les jours. Selon le système, ces cinq-là forment l’ossature végétale du plat, et tout le reste se négocie.

Les huit légumes admis sous condition

La zone orange veut dire : admis avec une condition de préparation, ou en part limitée.

Deux légumes de plus sont en zone violette, c’est-à-dire admis très rarement : les haricots verts (violet) et la mloukhia (violet). Le violet n’est pas un orange plus souple : c’est un cran plus fermé.

Sur l’aubergine, les sources du système divergent — exclue nature pour l’une, admise cuite ou farcie pour les autres. La fiche le dit au lieu de trancher, et c’est la bonne façon de lire une zone orange : la condition compte autant que la couleur.

Ce qui est écarté, et c’est beaucoup

Courgettes coupées en rondelles sur une planche en bois avant la session de batch cooking

Treize légumes courants sont en zone rouge, dont presque tout ce qu’on appelle « légume vert ».

L’ail et l’oignon sont les deux qui changent tout, parce qu’ils ne sont pas un accompagnement mais la base de la cuisson. Leur absence ne retire pas un légume du plat : elle retire le fond du plat.

Pourquoi si peu de légumes verts ?

Le système classe par famille, pas par densité nutritionnelle. Les crucifères — brocoli, chou, chou-fleur — sortent en tant que famille, et les feuilles crues également. Selon le système, c’est l’appartenance qui décide, et la teneur en vitamines n’entre pas dans le classement.

C’est l’écart le plus franc avec la nutrition conventionnelle, qui recommande cinq portions de fruits et légumes par jour et place précisément les légumes verts à feuilles et les crucifères au cœur de cette recommandation. Nous rapportons les deux positions sans arbitrer entre elles.

Un point qui revient souvent : la liste n’écarte pas les légumes parce qu’ils seraient mauvais, mais parce qu’ils ne figurent pas sur une liste blanche courte. Ce n’est pas le même raisonnement, et le confondre rend la liste incompréhensible.

Cru ou cuit : la règle qui compte le plus

Bloc préparation : courgettes coupées en rondelles sur une planche en bois

Le mot « cru » revient dans trois fiches rouges : concombre cru, laitue, verdures crues. Le système juge la cuisson déterminante, et plusieurs aliments orange ne sont admis que cuits.

En pratique, cela veut dire qu’il n’y a pas de salade crue dans ce système. Le légume arrive cuit, en accompagnement d’un féculent et d’une protéine.

  • La courge (vert) au four ou en purée.
  • La courgette (jaune) poêlée ou mijotée, avec mesure.
  • Les champignons (vert) sautés, sans ail ni oignon.
  • Le taro (vert) bouilli, en remplacement d’un féculent ou avec lui.

Ce que la liste donne au marché

La contrainte pratique n’est pas la saison mais le rayon : la plupart de ce qu’un étal de légumes propose est écarté, et ce qui reste se trouve partout toute l’année.

La courge (vert) et le taro (vert) sont des légumes d’hiver et de garde, disponibles plusieurs mois et faciles à stocker. Les champignons (vert) ne dépendent pas de la saison. La courgette (jaune) couvre l’été et une partie du printemps.

Le résultat est contre-intuitif : cette liste très courte est en réalité stable d’un mois à l’autre, là où une liste large dépendrait beaucoup de la saison. Le système considère cette stabilité comme un avantage pratique, puisqu’elle rend le panier prévisible.

Un détail qui compte en magasin : la tomate (orange) fraîche garde sa condition, mais le concentré de tomate (rouge) est écarté. La même matière première change de zone selon sa transformation, et c’est le genre de distinction qu’il faut lire sur la fiche et pas déduire.

Comment construire un plat sans ail ni oignon

C’est la question pratique qui arrive avant toutes les autres, et elle a une réponse courte : par les épices admises et par la cuisson.

  1. Le gras et la chaleur d’abord. Faire revenir le légume franchement, pour aller chercher le goût dans la caramélisation plutôt que dans un fond d’aromates.
  2. Six assaisonnements, pas plus. Sel (vert), cumin (vert), poivre noir (vert), tahiné (vert), cannelle (jaune), vinaigre de canne (jaune). La liste complète est détaillée dans notre page sur les épices.
  3. Le gingembre comme aromate. C’est le seul aromate frais en zone verte, et il tient une partie du rôle que l’ail jouait.

Le concentré de tomate (rouge) est écarté, ce qui surprend ceux qui comptaient remplacer le fond d’oignon par une sauce tomate industrielle. La tomate fraîche reste possible en orange ; sa version en boîte, non.

Questions fréquentes

Pourquoi la tomate est-elle orange et pas verte ?

Parce que le système l’admet en part limitée plutôt que librement. La fiche tomate (orange) la garde dans la liste, mais pas au même rang que la courge ou les champignons. Le détail est traité dans notre page sur la tomate et l’aubergine.

Peut-on manger de la salade verte occasionnellement ?

Non. La laitue et les verdures crues sont en rouge, et la zone rouge n’a pas de fréquence admise. Ce n’est pas une question de quantité.

La carotte cuite est-elle admise ?

La carotte est en orange, donc admise sous condition et en part limitée. Comme pour les autres oranges, c’est la fiche qui porte la condition, pas une règle générale.

Comment remplacer l’oignon dans un tajine ?

Il n’y a pas de substitut direct : le système n’en propose pas. Ce qui marche, c’est de changer de méthode — cuisson plus franche, gingembre (vert), cumin (vert) — plutôt que de chercher un ingrédient qui imite l’oignon.

Cette liste suffit-elle nutritionnellement ?

Le système ne publie pas d’analyse nutritionnelle de sa propre liste, donc nous ne pouvons pas l’affirmer, et nous ne l’affirmons pas. Écarter les légumes verts à feuilles et les légumineuses retire des apports que la nutrition conventionnelle juge importants. C’est une question à poser à un professionnel de santé.

Pour aller plus loin

Les zones, conditions et divergences citées viennent de la base d’aliments du site, constituée à partir des listes publiées du système décrit par le Dr Diaa Al-Awadi. Les décomptes par zone sont ceux de la base au 2 novembre 2026.

Avertissement

Cet article décrit un système alimentaire ; il ne donne pas de conseil médical et ne remplace pas un avis médical. Une liste de légumes aussi réduite modifie sensiblement les apports en fibres, en folates et en vitamine K. Si vous êtes enceinte, sous traitement anticoagulant, diabétique ou suivi pour une carence, parlez-en à un professionnel de santé avant de modifier votre alimentation.