Le batch cooking, cuisiner en une session les composants des repas de la semaine, convient au Nidam al-Tayyibat, le système alimentaire décrit par le Dr Diaa Al-Awadi (1979–2026) : ses sources recommandent de préparer d’avance une « base de féculents », riz cuit et pommes de terre bouillies. Ce guide organise la session avec les seuls aliments de la base d’aliments du site et montre ce qui remplace le poulet, les légumineuses et le couscous, que le système écarte.
Pourquoi le batch cooking est particulièrement adapté à la cuisine marocaine
Deux règles du système appellent la préparation d’avance : les repas simples, un féculent, une protéine admise les jours « oui », une matière grasse naturelle ; et l’alternance « un jour oui, un jour non », qui se planifie à l’avance.
La cuisine marocaine est une cuisine de mijotés, de soupes et de légumes cuits, précisément ce que la palette garde. Le système écarte toutes les crudités, mais admet la courgette (jaune, toujours cuite), la courge (vert, cuite), la carotte (orange, cuite uniquement), l’aubergine (orange, cuite uniquement), les champignons (vert, cuits) et la tomate (orange, de préférence cuite en sauce). Autrement dit, les légumes du tajine et de la soupe, pas ceux de la salade ; ils se préparent en grande quantité, plusieurs marmites en parallèle, et se réchauffent bien.
La viande rouge suit la même logique. La « méthode » de cuisson rapportée par une source du système, bouillir la viande puis la saisir dans le smen (vert), est une cuisson longue qui se prête à une session unique : on fait bouillir l’agneau (orange, deux repas par semaine, part partagée avec la chèvre et le chameau) une heure, on le saisit, et il attend au frais le jour « oui » prévu. Ce qui change, c’est la liste des composants : le pain, le couscous (rouge), la harira et ses légumineuses (rouge), le poulet (rouge) sortent.
La session batch cooking : comment s'organiser

Commencer par la feuille de la semaine
Avant toute casserole, les sources du système demandent de décider des jours « oui » et « non » sur une feuille et de compter les parts de viande : deux repas d’agneau, de chèvre ou de chameau, un repas de bœuf (orange, un repas par semaine, part partagée avec le buffle).
Dresser la liste des composants
Une session type comprend six postes :
- une grande casserole de riz blanc (vert) ;
- des pommes de terre (vert) bouillies entières ;
- de la courge rôtie et des courgettes cuites au beurre (vert) ;
- une sauce de tomate cuite maison ;
- une protéine de jour « oui » cuite d’avance, agneau bouilli puis saisi au smen ou pigeon (vert) rôti ;
- au frais, ce qui ne se cuit pas : kashkaval (vert), fromage roumi (vert), dattes (vert, 1 à 6 par jour selon le système), fruits de la palette.
Le déroulé en parallèle
Cuissons longues d’abord. L’agneau bout dans l’eau salée, écumé, à frémissement pour une heure. Pendant ce temps, la courge en quartiers et les pommes de terre entières cuisent ensemble au four ; le riz cuit à couvert sur une deuxième plaque ; la sauce tomate mijote sur une troisième avec du sel, du cumin (vert) et du poivre noir (vert), sans oignon (rouge) ni ail (rouge), que le système écarte y compris en cuisson. L’agneau cuit est saisi au smen avec une pincée de cannelle (jaune, en petite quantité) et de gingembre (vert). En deux heures environ, la base de la semaine est prête.
Ne pas goûter en cuisinant
Croquer une datte en attendant le riz ou goûter la sauce compte comme une prise alimentaire et relance le décompte des deux heures. Le plus simple est de caler la session juste après un repas, quand la faim n’est pas là.
Les composants incontournables du batch cooking marocain

Le riz blanc et les pommes de terre : la base de féculents
Ce sont deux des cinq piliers quotidiens du système, admis « sans restriction » selon ses sources, et le cœur de la base de féculents du guide. Le riz cuit à l’eau salée sert au déjeuner d’un jour « oui » comme au riz au beurre du matin d’un jour « non ». Les pommes de terre bouillies entières deviennent ensuite pommes rissolées au smen et au cumin, purée au beurre ou pommes de terre au four. La patate douce (vert) et le frik (vert), blé vert grillé, complètent la base.
Les légumes cuits : courge rôtie, courgettes, carottes
La courge rôtie au beurre est le composant le plus polyvalent : accompagnement, soupe mixée avec une pomme de terre, purée. Les courgettes, bouillies ou mijotées dans la sauce tomate, se préparent en grande quantité ; farcies de riz, elles font un déjeuner de jour « non ». Les carottes, toujours cuites, accompagnent le poisson au four.
La sauce tomate maison
La base du site exclut le concentré de tomate industriel (rouge) mais tolère la sauce maison : tomates mûres pelées, écrasées, mijotées avec du sel et du cumin. C’est la sauce des courgettes farcies et du gombo (orange, cuit en sauce tomate avec la viande, sans ail).
La protéine des jours « oui »
Dans le batch cooking marocain classique, le poulet à la chermoula tient ce rôle. Le système l’écarte doublement : le poulet est en zone rouge, et la chermoula repose sur l’ail, le citron frais (rouge) et les herbes crues (rouge), tous exclus. À sa place, la base propose le pigeon, le lapin (vert), la caille (vert) et le poisson de mer (vert, grillé de préférence). Pigeon et agneau se préparent d’avance ; le poisson et la sardine fraîche (jaune, fraîche, les jours protéine) se grillent le jour même, au sel et au cumin, sans farine.
Ce que le système écarte, et ce qu’il met à la place
Les lentilles et les pois chiches sont exclus avec toutes les légumineuses ; la base propose la pomme de terre, le riz et le frik à leur place. Le couscous est exclu avec la semoule de blé raffinée ; le riz, le frik et le boulgour (vert) le remplacent. L’orge n’est pas documentée par les sources et tombe sous la règle de la liste blanche : écartée par défaut. La nutrition conventionnelle tient au contraire les légumineuses pour l’un de ses piliers et le couscous complet pour une céréale recommandable ; ces exclusions sont parmi les plus contestées du système.
Tableau des assemblages de la semaine

Ces assemblages reprennent les menus de la première semaine du programme du site ; tout est en zone verte ou jaune, sauf les deux aliments orange signalés.
| Jour | Type | Déjeuner | Dîner |
|---|---|---|---|
| Lundi | oui | riz blanc, sardines grillées au sel, courge rôtie | pommes de terre au four au smen, kashkaval |
| Mardi | non | pommes rissolées au smen et au cumin, courgettes cuites ; raisin | soupe de courge, toast au son (vert), fromage roumi |
| Mercredi | oui | riz au safran, poisson de mer au four, carottes cuites (orange) | purée de pommes de terre au beurre ; fraises |
| Jeudi | non | riz blanc, champignons sautés, patate douce rôtie | pommes de terre vapeur, mozzarella (vert) gratinée ; banane |
| Vendredi | oui | riz blanc, agneau bouilli puis saisi au smen (orange, premier des deux repas de la part), courge mijotée | toast au son, beurre, fromage fondu (vert) |
| Samedi | non | courgettes farcies au riz, sauce tomate cuite | frites maison à l’huile de tournesol (jaune, pour la friture), kashkaval |
| Dimanche | oui | riz blanc, pigeon rôti au beurre, pommes de terre | soupe de courge, toast au son, fromage roumi |
La session fournit le riz, les pommes de terre, la courge, les courgettes, la sauce tomate et l’agneau ; le reste se cuit dans la semaine.
Stockage et sécurité alimentaire

Les sources du système ne disent rien de la conservation des plats préparés ; ce qui suit relève des règles d’hygiène domestique ordinaires, pas de la méthode.
- Refroidir vite, ranger fermé. Les composants tiédissent puis vont au réfrigérateur dans des boîtes fermées, sans attendre la fin de la soirée ; le riz cuit et les pommes de terre bouillies, en particulier, ne restent pas à température ambiante. Chaque boîte porte le contenu et la date.
- Réchauffer une seule fois, à cœur. Ce qui est réchauffé ne retourne pas au frais.
- Congeler le jour même ce qui ne sera pas consommé dans les premiers jours : courge, sauce tomate, agneau cuit et riz le supportent bien, les pommes de terre bouillies entières moins.
- Choisir des boîtes en verre avec couvercle ; poisson et viande cuite se rangent à part des légumes et des féculents.
Les erreurs les plus fréquentes
- Garder les composants habituels du batch cooking marocain. Lentilles, pois chiches, couscous, poulet, tomates et concombre crus : tous en zone rouge selon la base du site.
- Oublier de compter les parts. Un plat d’agneau servi trois jours de suite dépasse les deux repas de la part hebdomadaire.
- Confondre fromage frais et fromage affiné. Le fromage blanc (rouge) et le yaourt (rouge) sont exclus ; le kashkaval, le cheddar et le roumi sont admis.
- Changer l’organisation de ses repas sous traitement sans avis. Le rythme des repas d’une personne diabétique ou sous traitement relève du médecin.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre batch cooking et meal prep ?
Le batch cooking prépare des composants séparés, riz, légumes cuits, viande, que l’on assemble différemment chaque jour ; le meal prep prépare des repas complets portionnés. Pour suivre le système, le batch cooking est plus commode : la même base de féculents sert aux jours « oui » et « non ».
Combien de temps dure une session selon la palette ?
Environ deux heures pour la base décrite ici, l’agneau bouilli puis saisi étant la cuisson la plus longue. Le poisson, les sardines et le pigeon se cuisent ensuite dans la semaine.
Quels légumes marocains se prêtent le mieux au batch cooking selon le système ?
Ceux que la palette admet cuits : courge et potiron, courgettes, carottes, aubergines, champignons, tomates en sauce. Salades, poivrons, concombre, oignon et ail sont en zone rouge.
Que remplace le poulet dans une session batch cooking Tayyibat ?
Le pigeon rôti au beurre, le lapin en ragoût ou la caille, et le poisson de mer grillé le jour même. Le poulet est exclu par le système sous toutes ses formes, position que la nutrition conventionnelle conteste : il est pour elle une viande maigre de référence.
Pour aller plus loin
Le guide comment organiser ses repas de la semaine et le guide du meal prep pour débutants détaillent l’organisation générale des courses et des sessions. L’article sur la règle « un jour oui, un jour non » explique les parts hebdomadaires de viande à compter avant la session, et celui sur la règle des deux heures pourquoi goûter en cuisinant pose problème. Chaque fiche de la base d’aliments donne la zone, la condition et le regard de la nutrition conventionnelle.
Avertissement
Cet article décrit un système alimentaire à titre informatif. Il ne remplace pas un avis médical. En cas de maladie, de traitement en cours, de grossesse ou de diabète, parlez-en à votre médecin avant tout changement d’alimentation.
